Marcellin KONGBOWALI (kongbowalimarcellin@gmail.com);
YAKOUBOU Boris Modeste (Yacboris@yahoo.fr)
Gilbert BANGA FO
Université de Bangui
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Submitted: 2024-09-03 valued: 2024-11-20 validated: 2024-12-09
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Résumé :
La question récurrente à laquelle nous sommes confrontés au quotidien dans l’exercice de notre métier d’enseignant de philosophie, provenant presque de toutes les catégories sociales y compris des milieux intellectuels les plus avisés, est celle de savoir s’il y a encore du sens à maintenir l’enseignement de la philosophie dans les établissements secondaires et universitaires à l’ère où la technoscience prend une ascendance sérieuse dans la satisfaction significative des besoins concrets des hommes concrets par rapport à la philosophie qui est restée plus théorique qu’abstraite?
Le présent travail vise à dissiper cette méprise et s’évertue par la même occasion à montrer l’intérêt qu’il y a à renforcer l’exercice de cette discipline dans l’espace public mais aussi dans les établissements d’enseignements secondaire et universitaire. Dès lors, contrairement aux idées reçues tendant à l’enfermer dans l’abstraction pure et qui font d’elle une science faite uniquement pour distraire ou tourner en dérision, nous tentons de justifier l’intérêt porté aux réalités intelligibles faites non pas pour isoler mais pour cerner en profondeur les problèmes quotidiens de la vie qui accablent les hommes. Tel est le cas de certaines notions existentielles (assurément abstraites) auxquelles elle est attachée et dont le traitement relève plutôt des humanités que de la technoscience.
S’agissant de la question du développement où elle est suspectée d’incompétence, en tant que réflexion critique, elle a pour responsabilité de concevoir des théories sociales adaptées, capables de pousser les hommes à analyser objectivement leurs situations et de les amener à une prise de conscience sur des questions épineuses qui conditionnent le développement.
Mots-clés ; Philosophie- Développement-Enseignement-Université- Lycée
Abstracts:
This article raised the recurrent question faced by the Philosophy teachers when exercising their profession. According to some social categories of people even in the intellectual circles it is useless to maintain the teaching of philosophy in secondary and university institutions because technoscience is taking a serious ascent in the significant satisfaction of the concrete needs compared to philosophy that has remained more theoretical than abstract.
This work aims to dispel this misunderstanding and to show the Philosophical interest in the society today. Therefore, contrary to the received ideas tending to lock it in pure abstraction that make it a science made solely to distract, we try to justify the interest in intelligible realities which is not made to isolate but to identify in depth the daily problems of life encountered by human being. As the case of the existencial problems such as freedom, life, love, death, democracy, political pluralism, happiness, suffering … that make the Philosophy the most abstract science of the most concrete things so far from being abstract it is the result of a cultural and social anchoring that aims to reveal the objective and deep meanings of the world and to flush out the dilatory maneuvers tending to keep men into obscurantism.
Keywords: Philosophy- Development- Teaching- University- High school.
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