QUESTION DE L’AVENIR DU FRANÇAIS AU TCHAD

DOUMPA MIAN-ASMBAYE
doumpamianasmbaye@gmail.com
Université de N’Djamena, Tchad

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Submitted: 2023-11-24 valued: 2023-12-22 validated: 2023-12-30
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RESUME:
Cet article aborde l’épineuse question de l’avenir du français au Tchad influencé dangereusement par l’officialisation de l’arabe comme deuxième langue. Ainsi, si l’indépendance du Tchad en 1960 a maintenu le français comme l’unique langue officielle, il sera néanmoins contesté par la partie Nord du pays de culture musulmane l’accusant de répandre les églises dans cette zone au détriment de l’islam et de l’autre côté au Sud majoritairement chrétienne, il sera accepté avec beaucoup d’enthousiasme. Ce qui ipso facto introduit le conflit entre les deux parties du Tchad et par ricochet son retard sur tous les plans. L’objectif de cette étude est de redonner au français sa juste valeur, la place qui lui revient au Tchad.

Mots clés: français, arabe, langues nationales, langue en danger
MATTER OF FRENCH FUTURE IN CHAD

ABSTRACT:
This paper addresses the thorny query of the future of French language in Chad, dangerously influenced by the adoption of Arabic language as a second official language. Since independence of Chad in 1960, French language has been adopted as the only official language. However, the northern part of the country, influenced by Muslim culture, accused French colonial empire of spreading churches in the northern area to the detriment of Islam. In the southern part of the country, predominantly Christian, French language has been accepted with great enthusiasm. This led to conflict between the two parts of Chad and slow development in every aspect. The objective of this study is to restore French, to its true value, to its rightful place in Chad.

Keywords : french, arab, national language, language in danger

INTRODUCTION
Le Tchad fait partie des pays d’Afrique ayant en partage la langue française. Juste après la conquête de la plus grande partie de l’Afrique, surtout de l’Afrique sub-saharienne par le colonisateur français, l’objectif ultime de la puissance colonisatrice fut d’imposer la mission civilisatrice aux autochtones. Ce faisant, il fallait d’abord casser la barrière linguistique et adopter un nouveau système de communication entre le colonisateur et les colonisés. C’est pourquoi, l’école coloniale fut introduite partout sur le continent africain entre 18e et 19e siècles où l’on assiste à la naissance de ramification du français en Afrique.

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