Paul Miki Junior NGAZZI
paulngazi@yahoo.fr/ mikngazzi@gmail.com/
Marie Madeleine KOYANGBO-DAMON
ko_damon@yahoo.fr
Marcel KOKO
Université de Bangui
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Submitted : 2025- 04-01 valued: 2025-04-11 validated: 2025-05-23
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Résumé : La dégradation des sols par l’érosion hydrique est l’un des phénomènes naturels qui menace l’environnement physique et socio-économique des villes africaines en général (Ngazzi 2017) et la ville de Bangui et ses environs en particulier. Ce phénomène qui résulte surtout des actions anthropiques est d’autant plus inquiétant et se complique avec les effets pervers du dérèglement climatique (inondations). L’analyse systémique du phénomène basée sur les observations, les mesures de terrain, les enquêtes sociologiques met en évidence une dégradation des voies de communication par l’érosion hydrique sévère (2641,08 t/ha de terre perdue en 9 jours pour une intensité moyenne de 1,5 mm en 24 h, soit 0,02 mm/h) et des dommages matériels importants (5 maisons et 100 parcelles partiellement détruites).
Cette dégradation accélérée est due aux actions combinées de la forte pluviosité, de la fragilité du terrain, de l’absence du couvert végétal et celles de l’homme (mauvais aménagements, non-respect de normes d’urbanisme liés à la forte croissance démographique). La réhabilitation des voies érodées nécessite une intervention efficace des autorités et des ONGS humanitaires œuvrant déjà dans la localité. Elles doivent sensibiliser la population sur la bonne pratique de lutte contre l’érosion et procéder à un aménagement global des quartiers du 6ème arrondissement.
Mots clés : Impact, Erosion hydrique, Voies de communication, Arrondissement, Bangui
Abstract : Soil degradation through water erosion is one of the natural phenomena that threatens the physical and socio-economic environment of African cities in general (Ngazzi 2017 ) including the city of Bangui and its surroundings in particular. This phenomenon, which is the result of anthropogenic actions, is all the more worrying and is complicated by the perverse effects of climate disruption (flooding). Systemic analysis of the phenomenon based on observations, terrain measures and sociological inquiries highlights the degradation by means of communication routes by severe water erosion (2641.08 t/ha of soil lost in 9 days for an average intensity of 1.5 mm in 24 h, i.e. 0.02 mm/h) and significant material damage (5 houses and 100 plots partially destroyed).
This accelerated deterioration is due to the combined actions of high rainfall, fragile terrain, lack of vegetation cover and human activity (poor development, failure to comply with town-planning standards due to high population growth). Rehabilitation of the eroded roads requires effective intervention by the authorities and humanitarian NGO’s already working in the locality. They need to raise public awareness of good practice in erosion control and carry out comprehensive development of the 6th district’s neighborhoods.
Key words: Impact, Water erosion, means of communication, district, Bangui
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